Décevant Meyerowitz

 

 

On m’avait vendu le Mexique à NYC, une lumière chaude qui donnerait une couleur tropicale à la Grosse Pomme.


 

 

Et j’ai vu ça :

Un regard banal, des plans sans intérêt, des images sans cadrage. Un témoignage d’une époque qui n’a rien de particulièrement surprenant ni même d’original par rapport à d’autres photographes. Quelques traits d’humour qui ne parviennent pas à égaler ceux d’Elliott Erwitt. J’ai cherché la photo de la couverture d’A nous Paris, on m’a répondu qu’elle ne figurait pas dans l’expo. Ô tromperie.

En sortant, j’ai failli dénoncer la supercherie à tous ces innocents enthousiastes de la file d’attente. Je me suis retenue. Si ça se trouve, ils trouveront un témoignage de la vie.
Pour les autres, vous me remercierez de vous avoir évité de faire la queue dans le froid et d’avoir déboursé 8 euros. Et de vous être pelé le cul pendant 45 minutes (je suis pas vulgaire, non).

Moi, je cherche toujours la lumière.

Joel Meyerowitz à la Maison européenne de la Photographie jusqu’au 7 avril 2013
5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris. M° St Paul. Entrée 8€.
Ouvert du mercredi au dimanche, de 11h à 20h (dernière entrée à 19h30).

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15 comments on “Décevant Meyerowitz

  1. Ah ben cool au moins. J’étais aussi plein d’attentes sur cette expo que je prévoyais de faire dans les jours à venir. Comme toi séduite par ces teintes oranges sur les photos d’appel, je suis au moins prévenue. Des bises !

  2. C’est étonnant parce que j’en avais entendu du bien. Je voulais la voir mais l’expo ne finit pas ce soir? C’est ce qui m’a fait renoncer à la voir. De toutes façon, je pensais la voir un mercredi soir quand l’accès est gratuit! 😉

    • Ton commentaire m’a fait réaliser que j’avais oublié d’ajouter la date de fin de l’expo 😉 Elle se termine mi-avril.
      Tu fais bien, gratuitement, elle a peut-être plus de saveur 😉

  3. Quelle vulgarité 🙂
    Dans la lignée de Pierre Bayard et des livres dont on peut parler sans les avoir lus , je peux parler des expositions que je n’ai pas vues, et l’expo de Meyerowitz est certes décevante quand on a succombé aux sirènes du marketing d’A Nous Paris (le travail de journaliste de base aurait été tout de même de vérifier que la photo de la couverture figure bien au catalogue de l’exposition, enfin bon), mais elle mérite d’être sauvé pour cette seule photo fantastique : qui d’un seul coup mêle le cocasse à une époque désormais bien révolu qui fleure bon la France industrieuse des années 70 quand on ne sait pas encore (même si on s’en doute déjà) que les 40 Piteuses arrivent…

    • Je suis bien d’accord! Je préfère quand même quand ce sont les autres qui les testent 😉

  4. Que faire, que faire !
    J’ai lu, et j’ai une place pour cette expo dans mon portefeuille … Bon je la tenterai quand même et te dirai ce que j’en ai pensé… mais j’y vais maintenant sur la pointe des pieds !

  5. Mon dieu quel posture de folie et quel langage (pelé le cul hou la la ) Je vous rassure, personne dans la queue n’est innocent, à part quelques touristes égarés, et ‘l’humour que vous cherchez dans Meyero n’est certainement pas le même que celui , bien plus cartoon, de Erwitt.
    Pour trouver la lumière il faut déjà avoir le courant.

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