Lectures d’été

« Les gens s’étonnent toujours que vous ne quittiez pas Paris l’été, sans comprendre que c’est précisément parce qu’ils le quittent que vous y restez. »

C’est vrai, ça. Il a raison Henry de Montherlant : quelle idée saugrenue ! Qui pourrait bien avoir envie de quitter Paris, alors que le métro se vide et que la ligne 13 devient presque agréable, que les pigeons roucoulent, que la Seine se donne des allures d’océan qui scintille, que les Parisiens deviennent presque serviables et que vous aurez enfin l’occasion de danser sous la Tour Eiffel, de déjeuner en terrasse ou de profiter de Paris pendant le mois d’août etc.

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Si d’aventures, vous vous décidiez à partir, il est fort à parier que Paris, au bout de quelques jours vous manquera…

Quelques lectures parisiennes pour éviter que vos vacances ne se transforment en enfer.

Flâner dans le Quartier Latin
Parce que le Quartier Latin fait rêver et qu’il donne envie de croire que tout est possible surtout avec la bande d’exilés de l’Europe de l’Est – les Incorrigibles Optimistes – qui joue aux échecs avec Sartre et Kessel que Michel Marini , 12 ans, rencontre au détour d’un baby-foot. Aucune nostalgie d’une époque regrettée dans ce roman qui se déroule dans les années 60. Une lecture truculente de la vie parisienne de ces apatrides passionnés et exaltés.
Le Club des Incorrigibles Optimistes de Jean-Michel Guénassia

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Les succes sont un petit désastre

 

Prendre des verres au Papillon à Montmartre
C’est là que se retrouvent presque tous les jours Rose, ses amis et ses voisins. Un jour, elle reçoit 60 000 euros gagnés à un jeu-concours et décide d’écrire un livre pour rendre hommage à ses amis et à la douceur des moments passés ensemble. Un premier roman fin, bien écrit et très réussi (et que j’ai dévoré) à savourer en vous baladant le long de l’avenue Trudaine, en parcourant la rue des Martyrs et ou prenant le soleil face au Sacré Cœur dans le Square à Anvers.
Les petits succès sont un désastre de Sonia David

 

Se balader sur les Grands Boulevards
Suite à un chagrin d’amour, Doria, une jeune comédienne de vingt-huit ans toujours en attente d’un rôle, s’installe chez son père, l’irrésistible Max, aussi léger que la fumée de ses cigares. L’appartement familial, où vit aussi Simon, le neveu de Doria venu faire ses études à Paris, est situé sur les Grands Boulevards au 19 bis boulevard Montmartre. Mais la Banque générale, propriétaire de l’immeuble, a décidé de le vendre. et tous les habitants risquent l’expulsion. De Karim, sympathique patron du Broadway Boulevards, à Manuela, qui vend des sex-toys dans sa boutique nichée au fond de la cour, en passant par Sacha Bellamy, le beau gosse du 5e, Mira, la gardienne mélomane, ou Léo Klein, le mystérieux designer… une poignée de locataires atypiques vont s’unir contre la puissante Banque Générale.
Un roman léger et rafraîchissant par ses chaleurs caniculaires!
Grands Boulevards de Tonie Behar

Naaandé_tribulations d'une japonaise a paris

Voir Paris à travers les yeux d’un touriste
Parce que ma ville (que j’aime passionnément) peut parfois se révéler un choc pour les touristes gavés de magazines glossy et d’Amélie Poulain face à un serveur peu amène ou à un Parisien mal réveillé et un peu grognon. Ce roman recommandé par la Nantaise à Paris raconte les tribulations d’une japonaise à Paris entre anecdotes et premiers ressentis. Intéressant.
Nââândé!? d’Eriko Nakamura

Dans le même genre, God Save la France de Stephen Clarke, roman hilarant au cours duquel Paul West, jeune anglais ayant fraîchement traversé la Manche se retrouve confronté à nos « spécificités » : grèves, conception des vacances, de la drague etc. A savourer my dear!

Un si bel avenir

Et pour finir, un petit dernier pour la route : Un si bel avenir de Véronique Olmi (dont j’avais déjà lu Cet été là, l’été dernier) qui se passe entre la rue Raymond Losserand, la place de Clichy et la rue Blanche. Âmes sensibles s’abstenir : la tristesse de ce roman sur fond de séparation contamine fortement et j’ai essuyé plus d’une larme qui a failli ruiner mon maquillage mon teint de pêche…  

Avez-vous des romans parisiens à me recommander? Et vous, quels sont les bouquins que vous emmenez dans vos valises?

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10 comments on “Lectures d’été

  1. Sympa ces clichés et invitations à la lecture !! Je ne sais plus si j’ai lu le roman de Véronique Olmi … en fait, je crois que c’est un des rares que je n’ai pas lu … je réfléchis en tapant, ce commentaire est totalement dénué d’intérêt … allez, je m’échappe, bonne fin de WE

  2. Mais quelle citation si juste!!!!!
    Je l’applique chaque été depuis que j’habite à Paris 😉
    Pas de roman parisien pour les vacances, mais du classique: j’ai prévu de m’attaquer au Rouge et noir de Stendhal que je n’ai jamais lu. Mais un passage en librairie sera de rigueur avant le départ 😉

    • Le Rouge et le Noir, ma passion… Je me demande toutefois si je ne préfère pas Lucien Leuwen… Peut-être parce que Stendhal a tjs un peu de mal à finir ses romans…
      Bonne lecture!

  3. Il y a Cendrillon d’Eric Reinnhardt et son apologie de la terrasse du Nemours place du Palais Royal (un livre qui permet aussi enfin de comprendre le hedge funds sans s’ennuyer).
    Très ludique et vite lu, l’extraordinaire histoire de Fatima Monsour de Joanne et Gerry Driansky ou comment une Sénégalaise se retrouve au service d’une famille d’un 16ème arrondissement
    Ou on peut remonter au début du 20ème siècle avec Echafaudage, d’Hélène Bonafous-Murat, qui fait revivre un immeuble du 9ème arrondissement à cette époque.
    Et les exquis livres de Stephen Clarke ou le regard drôlissime d’un anglais qui débarque pour travailler à Paris (à lire de préférence en anglais)

  4. « Grands Boulevards » et « Un si bel avenir » sont dans ma liste à lire !
    J’avais aussi lu « Cet été là » l’an dernier, « Le Premier amour » aussi…

    Mais pour savourer Paris, il y a aussi « Rose » de Tatiana de Rosnay ou « Paris est une fête » d’Hemingway pour se plonger dans le Paris d’antan.
    « Les heures souterraines » de Delphine de Vigan, les chemins qui se croisent chaque jours ou « Les invités » de Pierre Assouline pour plonger dans un diner parisien.

    Je note « Le Club des Incorrigibles Optimistes » que je n’ai toujours pas lu.

    • Ton commentaire me rappelle plein de romans lus et oubliés. D’ailleurs, je crois que c’est parce que j’ai été tourneboulée par les Heures Souterraines et que j’ai détesté « Les invités », j’ai trouvé que le ton était vraiment suffisant et prétentieux, trop parisien? 😉

  5. Il y a l’inénarrable Paris Au Mois d’Août de René Fallet, que personnellement je n’ai jamais fini mais qui est censé bien décrire l’ambiance de ce mois si particulier

  6. Pingback: Grands boulevards : merci la Blogosphère ! — Comédie Romantique

  7. Pingback: Plus de 30 bloggeuses et bloggeurs littéraires ont aimé Grands boulevards – comedieromantique.com

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