1931. Allemagne. Richard Strauss en manque d’inspiration finit par demander à Stefan Zweig s’il accepterait d’écrire un livret pour son prochain opéra. De cette rencontre, résulte la Femme silencieuse dont j’ai découvert l’existence (je maîtrise sinon bien évidemment toute l’œuvre de ces deux artistes, je suis la culture) et surtout une belle amitié.
Pour jouer ces deux monuments, rien de moins de deux fabuleux acteurs : Michel Aumont qui joue un Richard Strauss brut, impatient et qui ne vit que pour la musique et Didier Sandre qui interprète un Stefan Zweig plus pudique, tout en nuances, un peu en retrait, réservé mais passionné par l’art et l’Europe.
C’était un peu ainsi que je me l’étais imaginé : un être à la fois solitaire, torturé et solaire à la fois. Sa collaboration avec Strauss, en dépit de l’arrivée d’Hitler au pouvoir, ainsi que la relation entre les deux artistes est très touchante tout comme la volonté de Strauss de vouloir imposer le nom de Zweig jusque sur l’affiche. Au fur et à mesure de la pièce, c’est Zweig qui se radicalise et rejette toute forme de nazisme alors que Strauss se voit dans l’obligation de collaborer avec le troisième Reich au pouvoir pour protéger sa belle-fille et ses petits-enfants.
Une superbe pièce portée par un jeu d’artistes incroyable (Pauline, la femme de Strauss est juste géniale !).
Collaboration au Théâtre de la Madeleine, 19 rue de Surène, 75008 Paris jusqu’au 31 mai 2013.
M° Saint Augustin ou Madeleine
Du mardi au vendredi à 20h30. 17h00 le samedi et le dimanche.



je l’ai vue avant hier, et , à part la prestation de la femme de Strauss que j’ai trouvé bonne, j’ai été très déçue, sans doute par le texte. Article à venir chez moi
J’attends ton article!!
une pièce que je regrette déjà de ne pas pouvoir aller voir!
Tu n’es pas à Paris en ce moment?
J’habite en Touraine, et même si le TGV rend facile l’accès à la capitale, le budget freine les envies!
C’est décidé, après ton avis, que je dois prendre ma place!
Tu me diras si ça t’a plu. Thé Parisienne a été déçue…