Boiseries, dorures et cuisine de chef

Les zamis, j’ai déjeuné dans un lieu complètement fou-fou. J’ai dû passer devant des centaines de fois en croyant que c’était juste un hôtel particulier, un peu intimidant. Sauf que cette fois ci, j’ai poussé la porte. Et je me suis retrouvée dans un décor digne de Madame de Pompadour : boiseries, dorures, toiles de maîtres, chandeliers… qui appartient à un couple de passionnés d’art et d’histoire qui a progressivement racheté l’hôtel et l’a transformé en un restaurant unique avec mobilier d’époque, cuisine gastronomique, vins d’auteurs et collections d’art!

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Avec qui aller au 1728 ?
– Une passionnée des libertés et de Lafayette qui y a passé les neuf dernières années de sa vie et où il a reçu Stendhal, Victor Hugo et le tout-Paris ; il y rendit son dernier soupir en 1834.

Lafayette

– Votre amoureux parce que le soir le dîner est servi aux chandelles et que souper dans le salon de Madame de Pompadour c’est follement romantique.

– Un passeur d’histoires qui aimera les coïncidences : 1728 est à la fois la date d’achèvement de la construction de l’hôtel par Antoine Mazin, architecte militaire de Louis XV, et le produit de 12 x 12 x 12 !

–  Un amateur d’art qui appréciera l’incroyable travail de restauration conduit par Jean-François Chuet dont le rêve est de rendre à son faste d’antan ce lieu fabuleux, transformé en immeuble de rapport, qui tombait en ruine. Au fil des années, il a racheté les copropriétés et a reconstitué les façades, les mascarons de la cour d’honneur, les parquets entreposés en morceaux à la cave, les toiles vertes de moisissures… Le rêve de Jean-François : reconstituer l’hôtel Mazin Lafayette !

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– Un gourmet qui savourera la carte des deux Nicolas fraîchement arrivés: Nicolas Roudier, chef des cuisines qui s’est frotté aux plus grands : Passard, Fréchon, Chauvel etc. et Nicolas Tremolière comme chef de la pâtisserie qui a fait ses armes au Bristol. Leur cuisine est esthétique, gastronomique et follement créative, parfaitement en adéquation avec ce lieu d’exception!

– Un oenophile qui trouvera son bonheur dans la carte de 140 vins conçue par Jean-François himself et qui fait la part belle à des pépites et à la biodynamie.

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En entrée, le foie gras, un classique de la carte, accompagné de choux rouge et d’une petite sauce au litchi. Fabuleux!

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Des asperges, speck et oeuf. Le speck vous ne le voyez pas, il entoure l’asperge et c’est complètement surprenant comme saveur! L’expérience s’est poursuivie par un filet de boeuf de Bavière mariné façon gravlax servi froid avec des palets de pommes de terre. Un classique du 1728 et on comprend pourquoi. Le boeuf mariné pendant 36 heures est tendre, tendre…

1728_Gravlax

Niveau dessert, entre la balade autour du citron citronnée équilibrée allant du plus fondant au plus croquant et le 1728, tarte soufflée banane chocolat et glace vanille, ça balance pas mal avec Nicolas!

1728_citron en biscuit1728_ChocolatNicolas Roudier

Voyage dans le temps et dans l’assiette garanti! L’étoile n’est pas loin… je la leur souhaite!

1728, 8 rue d’Anjou, 75008 Paris. 01 40 17 04 77
Ouvert pour le déjeuner du mardi au vendredi et pour le dîner du lundi au samedi.
Menu à 39€ pour le déjeuner, menu dégustation à 125€. Carte : 110-150€. -30% avec La Fourchette.

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12 comments on “Boiseries, dorures et cuisine de chef

  1. Chère Flâneuse,

    je vous lis avec plaisir à chaque fois et aujourd’hui avec gourmandise; mais là, entre asperges et boeuf tendre, je trouve une coquille – que dis-je, une coquillette : « l’expérience c’est poursuivi » au lieu de « l’expérience s’est poursuivi ». Une petite tache de sauce sur le menton, rien du tout. Effacez donc et n’en parlons plus 🙂

    Amicalement,
    Oana

    • Je l’espère également pour eux! Une cuisine pareille dans un cadre aussi sublime appelle une pluie d’étoiles!

  2. Nous sommes allés dîner avec ma femme le week-end dernier dans ce restaurant suite à ce bel article et je dois dire que j’ai été très déçu. Nous avons pris le menu dégustation 4 plats qui étaient bon dans l’ensemble. Par contre le service laisse beaucoup à désirer : une serveuse non expérimentée était en salle et n’arrêtait pas de remplir nos verres de vin pour en faire des bassines. Et le maître d’hôtel a, à deux reprises, utilisé la table située derrière la notre pour expliquer à cette nouvelle arrivante comment débarrasser une table ou comment la dresser…
    Autre point négatif, propreté des toilettes laissant malheureusement à désirer et pas de savon dans les toilettes des femmes.

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